Thèse Serge Zaka 30 mars 2016

Thèse Serge Zaka

Thèse Serge Zaka 30 mars 2016

Félicitation au nouveau docteur !

Caractérisation et modélisation des réponses à la température de la luzerne et de la fétuque élevée pour des variétés d’origines contrastées - Application au modèle STICS"

 

Résumé

Le changement climatique entraîne un changement profond des régimes thermiques qui a des conséquences importantes sur la croissance des plantes. Toutefois, les effets des températures extrêmes ont été peu étudiés chez espèces fourragères pérennes, et ne sont pas intégrés dans les modèles actuels de prairie. Or ces modèles ont un rôle central à jouer dans le développement de stratégies d’adaptation au changement climatique. Dans ce contexte, cette thèse a cherché à approfondir la compréhension de la réponse de la luzerne et de la fétuque élevée à une large gamme de températures et à améliorer la prise en compte de ces réponses dans le modèle STICS. Un volet de travail expérimental en conditions contrôlées n’a pas permis de mettre en évidence de différences de réponses entre génotypes d’origine contrastées (tempéré/Méditerranéen) pour différents processus de croissance et de développement des deux espèces. En revanche, il est apparu des différences significatives entre les réponses normalisées de différents processus ; l’allongement des tiges en particulier se distinguant nettement des autres processus chez la luzerne. La réponse de la photosynthèse à la température a montré une forte acclimatation à la température de croissance, aussi bien pour des génotypes d’origine tempérée que méditerranéenne. Ces derniers sont apparus plus sensibles aux températures élevées du fait d’une désactivation de la RUBISCO. La modification des formalismes de réponse à la température de la croissance et du développement dans STICS (fonction non linéaire, pas de temps) a eu un fort impact sur le cumul de temps thermique pour des scénarios climatiques « futurs ». Toutefois, du fait de l’effet majoritaire d’autres stress conjoints durant les périodes de stress thermique et d’une rapide saturation du rayonnement intercepté, l’impact sur les projections de production fourragère s’est avéré limité pour les conditions testées. Au total ces résultats suggèrent que les productions fourragères pourraient être moins exposées au stress thermique que les cultures annuelles.

Date de modification : 14 septembre 2023 | Date de création : 16 juin 2016 | Rédaction : BJ